Eté 2026 : les incendies font bondir l’assistance habitation
3,8 millions de dossiers traités de juin à septembre. L’habitation progresse de 25 %, l’automobile reste sous pression et l’assistance voyage recule de 5 %.
Les neuf sociétés membres de l’Union des Assisteurs ont traité 3,8 millions de dossiers entre juin et septembre 2026, contre 3,7 millions un an plus tôt. Cette hausse modérée masque de forts contrastes : les incendies ont provoqué une envolée des demandes en habitation, tandis que les canicules ont de nouveau fragilisé le parc automobile. La saison estivale de l’assistance se joue désormais sur quatre mois, de juin à septembre.
Plus de 500 000 dossiers habitation sous l’effet des incendies
C’est le fait marquant de l’été : l’assistance habitation dépasse pour la première fois 500 000 dossiers sur la période estivale, en hausse de 25 %. Les importants incendies survenus dans plusieurs régions expliquent l’essentiel de cette progression, à laquelle ont aussi contribué les intempéries.
Pour les équipes, l’urgence est d’abord humaine : accompagner les personnes contraintes de quitter leur logement et organiser rapidement leur relogement. Plusieurs sociétés ont mis en place des dispositifs dédiés et adapté les circuits de remboursement. Certaines ont également mobilisé un soutien psychologique pour les sinistrés.
Cette mobilisation souligne la place croissante des conséquences humaines et logistiques des aléas climatiques dans les métiers de l’assistance.
Plus de 2,7 millions de dossiers automobiles malgré des déplacements en retrait
Avec plus de 2,7 millions de dossiers, en hausse de 1 %, l’automobile reste le premier métier de l’assistance estivale. Les vagues de chaleur ont conduit les sociétés à relever leurs prévisions dès le début de la saison.
Au-delà de 35 °C, les volumes de pannes peuvent augmenter de 15 à 20 %, notamment en raison des défaillances des batteries 12 volts. Juin 2026 a ainsi dépassé les niveaux de juin 2025, déjà records sous l’effet de la chaleur.
Cette activité soutenue intervient alors que, selon les estimations communiquées par les professionnels, les kilomètres parcourus auraient diminué d’environ 5 % depuis le début de 2026, notamment sous l’effet de la hausse des prix des carburants. Le vieillissement du parc, les défauts d’entretien et sa sensibilité aux fortes chaleurs continuent de peser sur les besoins d’assistance.
Les dossiers concernant les véhicules électriques progressent de 35 %, tout en conservant une très faible part de l’activité totale. Dépanneurs et garages ont déjà adapté leurs équipements et leurs procédures. Les crevaisons constituent également un motif d’assistance en hausse, en partie du fait de la disparition progressive des roues de secours et de la moindre capacité des automobilistes à changer eux-mêmes une roue.
Moins de dossiers voyage mais davantage de rapatriements médicalisés
L’assistance voyage totalise 66 130 dossiers, en baisse de 5 %, après la progression enregistrée en 2025. En assistance médicale, le recul de 2026 est plus marqué à l’étranger. Cette évolution avait été anticipée par les sociétés d’assistance.
Cet été, 73 % des Français bénéficiaires de l’assistance médicale séjournaient dans l’Hexagone, contre 27 % à l’étranger. Parmi les destinations européennes de proximité, l’Espagne, l’Italie et le Portugal occupent une place importante. Pour l’ensemble de l’activité d’assistance voyage hors de France, l’Espagne, le Maroc et la Tunisie restent les trois destinations les plus représentées. Le Canada, la Thaïlande et l’Indonésie confirment leurs positions ; le Japon et le Vietnam progressent.
La baisse des volumes ne réduit pas la complexité des interventions. Les rapatriements médicalisés sont en hausse et les prises en charge à l’étranger peuvent mobiliser des moyens médicaux et logistiques importants, particulièrement loin des infrastructures hospitalières. En France, si la situation s’est un peu améliorée en 2026, les difficultés structurelles des admissions à l’hôpital suite à un rapatriement de l’étranger, continuent de préoccuper notre profession.
Les demandes en santé progressent sur fond de pénurie à domicile
Avec près de 490 000 dossiers, l’assistance santé progresse de 4 % par rapport à 2025, légèrement au-dessus des prévisions. Moins saisonnière que le voyage ou l’automobile, cette activité reste confrontée aux tensions sur les structures de soins et les services à domicile.
Selon la Fédération des entreprises de services à la personne (FESP), 60 000 aides à domicile manqueraient actuellement en France. Sans mesures structurelles, le déficit pourrait encore augmenter dans les prochaines années. Pour les sociétés d’assistance, ces tensions compliquent la mobilisation des prestataires au moment où les bénéficiaires en ont besoin.
Adapter la réponse aux nouveaux besoins
« Les chiffres globaux ne disent pas l’intensité de cet été. Les incendies ont fait bondir les demandes en habitation, les fortes chaleurs ont fragilisé les véhicules et les rapatriements médicalisés ont augmenté malgré le recul de l’assistance voyage. Notre priorité reste la même : apporter une réponse rapide et adaptée à chaque personne en difficulté. Cela exige d’ajuster en permanence nos organisations et de pouvoir mobiliser nos réseaux de prestataires, y compris lors d’événements exceptionnels », souligne Nicolas Sinz, Président de l’Union des Assisteurs.
À propos de l’Union des Assisteurs
Créée en 1981, l’Union des Assisteurs regroupe neuf acteurs majeurs de l’assistance : Allianz Partners, ARC Europe France, AXA Partners, Redion (anciennement Europ Assistance), Fidelia Assistance, Filassistance, Groupe IMA, Mutuaide et Opteven. Ensemble, ils représentent 96 % du marché et plus de 13 800 salariés. Avec les partenaires sociaux, l’Union des Assisteurs a conclu de nombreux accords de branche pour accompagner les évolutions de la profession et les nouveaux enjeux sociétaux.
Contact presse : Pascale Gillard - 06 89 95 52 95 - pascale.gillard@gmail.com
